Peu d'économies
Jeudi soir, des représentants du MELS ont rencontré les correcteurs dans un hôtel de Québec pour leur annoncer la nouvelle. Claudine Moquin, qui a assisté à la rencontre, s'étonne des problèmes de recrutement évoqués hier par le Ministère. « Je suis un peu surprise, je suis dans la banque de correctrices pour le secondaire et on ne m'a pas appelée pour vérifier si j'étais disponible », dit-elle. Pour Mme Moquin, cette décision n'est que de la poudre lancée aux yeux des contribuables. « Ils nous ont dit qu'ils avaient des pressions pour faire baisser la masse salariale. Mais j'ai l'impression qu'ils vont juste faire un changement de postes budgétaires. On nous a clairement dit qu'ils ne pensaient pas faire de grosses économies avec ça. L'argent dépensé va être à peu près le même, sauf qu'on va réduire la taille de la fonction publique. Je trouve ça malhonnête. Ça ressemble à une fumisterie. Et on ne doit pas être les seuls à vivre ça », laisse-t-elle tomber.
Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, qui représente les correcteurs, dénonce aussi la situation. C'est toutefois Le Soleil qui a informé son président, Gilles Dussault, de la décision du Ministère. « Si on veut garder la même qualité de correction, il va falloir que la firme engage des personnes d'expertise comparable et il n'y en a pas des millions. Les mêmes personnes risquent d'être engagées par la firme privée et ça va coûter plus cher encore parce que la firme va se prendre une cote là-dessus.»
Les 150 correcteurs concernés, dont la moitié environ habitent Québec, étaient embauchés pour une période d'environ 50 jours par année, a précisé le MELS.