Laisserons-nous se préparer des maquettes de licence dont nous ne voulons pas?
Par Poolp2 le mardi 30 juin 2009, 16:33 - Jets d'encre de POOLP - Lien permanent
Les piquets levés, la grève suspendue, les flics repartis, l'ordre paraît régner à nouveau à l'UTM: les étudiants s'inquiètent (à juste raison) pour la validation de certaines de leurs UE, des enseignants font comme si rien ne s'était passé, refusant de réviser leurs programmes et même, trop souvent, de proposer des "travaux pédagogiques spécifiques". D'autres, ou les mêmes, retrouvent le rythme de réunions hâtivement convoquées dans lesquelles il est beaucoup question de maquettes, de licence et de master. En effet, la direction de l'UTM tente de mettre en œuvre le calendrier du ministère pour les établissements de la "vague A", soit un envoi de ces maquettes au ministère fin septembre (voir le calendrier de l'AERES). Etant donnée la circulation hiérarchique de ces maquettes, ceci supposerait que les départements livrent leur projet à la mi-juillet - ce à quoi s'emploient donc, à l'UTM, nombre d'enseignants-chercheurs. Il est vrai que le président Filâtre considère que le plan "Réussite en Licence" est un "beau projet"!
Car il s'agit ni plus ni moins, rappelons-le, de conformer les trois années de licence à la logique processus de Bologne-loi LRU, c'est-à-dire à ne plus penser l'enseignement qu'en fonction de l'"employabilité" à court terme des étudiants. Il en va là d'un bouleversement en profondeur qui, si nous laissions faire, aurait des effets bien plus dévastateurs que le si fameux statut des enseignants-chercheurs.
Et nous ne pouvons pas avoir déjà oublié les décisions de nos AG, notamment celles du 30 avril et du 12 juin !
C'est pourquoi tous ceux qui demeurent obstinément opposés aux réformes
en cours, à l'UTM comme partout ailleurs, ne peuvent que refuser de
travailler à l'élaboration de telles maquettes, et s'efforcer d'en
empêcher la "remontée". C'est une sorte de mouvement de désobéissance qu'il faut maintenant développer, au moins dans toutes les universités de la "vague A".
Commentaires
Pour s'opposer, faut être là ! Proposer autre chose. Parce que grogner chez soi ou sur la pelouse, ça ne gêne pas ceux qui font du zèle, ça ne les interroge même pas ! et ceux qui sont venus jouer les grains de sable se sentent tout petits.