Le président de l'université de Toulon n'avait pas hésité à faire appel aux CRS pour mettre fin aux piquets de grève dans son université, contribuant ainsi à enrichir le palmarès d'universités "débloquées" tenu par la ministre, comme à Caen ou encore à St-Etienne (à présent en fermeture administrative). Après la répression contre les étudiants, c'est au tour de onze membres du personnel (Biatos, ITRF, enseignants et enseignants-chercheurs, dont l'une n'avait aucun cours au 2è semestre !), qui ont reçu une lettre leur annonçant une retenue sur salaire de 98 jours (il semble d'ailleurs incompréhensible que l'université de Toulon et/ou le ministère aient laissé passer plus de 3 mois avant de prévenir les personnels d'un décompte en bloc des jours de grève).
On appréciera particulièrement, dans cette lettre, ce passage : "Par ailleurs, il est constant que vous avez participé aux manifestations organisées par les personnels grévistes et exprimé votre soutien au mouvement de grève".

Lire la lettre sur Universités & Universitaires en lutte, ou sur Sauvons l'Université.
On peut relire aussi ce billet de Poolp, ainsi que celui-ci, ou encore "Sortie de crise originale à l'université", sur Cuverville, un blog toulonnais.