A l'université comme à l'école et ailleurs, les directions administratives, pressées par les ministères, cherchent de toutes les façons à limiter le droit de grève, à empêcher son exercice. Deux exemples:
- une lettre du Secrétaire général de l'université de Bretagne occidentale (Brest), à lire en annexe 1;
- une information du SNUipp 94 selon laquelle "l'IA du Val de Marne, comme beaucoup d'autres, [avait décidé] pour la grève du 29 [janvier] de communiquer aux mairies la liste des collègues retraités qui seraient ainsi selon les services, disponibles pour être sollicités pour accueillir les élèves  des grévistes dans le cadre du SMA. Cela sans avoir sollicité l'accord des collègues au préalable. Il s'agit d'une claire violation des droits individuels des collègues concernés et du secret administratif."
Mais il y a aussi des résistances, comme la réponse sans ambages d'un enseignant retraité, à lire en annexe 2.

A toutes fins utiles, on peut aussi se reporter à la "circulaire du 30 juillet 2003 relative à la mise en œuvre des retenues sur la rémunération des agents publics de l'Etat en cas de grève", sur le site Legifrance. On peut y lire notamment: "Il appartient à chaque ministère de mettre en place un système de recensement des agents grévistes afin que des retenues sur rémunération puissent être mises en œuvre. [...] Le recensement devra porter sur la totalité des agents exerçant leurs fonctions au sein du service au cours de la période considérée, quel que soit leur statut."