Une étudiante gabonaise à l'université Toulouse 1 (Université des Sciences Sociales), boursière de l'Etat gabonais, a été reconduite de force au Gabon à bord d'un vol d'Air France le mardi 19 février 2008, alors qu'elle se rendait à la préfecture de la Haute Garonne pour  renouveler son titre de séjour temporaire étudiant. Cette expulsion s'est faite en violation manifeste des principes du droit, comme des accords franco-gabonais relatifs au séjour des étudiants gabonais en France.

L'étudiante s'était présentée au guichet de la préfecture de la Haute-Garonne à 13 heures le 18 février pour renouveler son récépissé de renouvellement de titre de séjour arrivé à expiration.

Un agent lui a demandé de patienter afin d'être reçue à 16h30 par la chef de bureau, chargée du contentieux. Cette dernière lui a signifié que la préfecture lui avait envoyé par lettre recommandée une notification d'obligation de quitter le territoire, dont elle n'a pas accusé réception, puisque la lettre leur a été retournée avec la mention non réclamée.

Après ce bref entretien, elle a été interpellée dans les locaux de la préfecture par des agents de police qui l'ont conduite au commissariat où une garde à vue lui a été signifiée, sans lui permettre de contacter un avocat ou le consulat de son pays.

Elle a alors été emmenée par la police dans une fourgonnette au centre de rétention administrative de Cornebarrieu aux environs de 19 heures, et à 4 heures du matin, le mardi  19 février, elle a embarqué sur un vol de Toulouse pour Paris en direction de la zone d'attente de Roissy. A 10 heures, les agents de la police de l'air et des frontières  lui ont fait prendre de force le vol Air France de 10 heures à destination de Libreville au Gabon.

Différentes associations dénoncent avec force cette décision injuste et violente, rappelant pourtant la récente coopération des autorités gabonaises avec l'Etat français, pour l'accueil de ressortissants français fuyant les combats à N'Djamena. Elles exigent le retour en France de Raïssa MENGUE ONDO, afin que cette dernière puisse parachever son cursus universitaire dans des conditions normales.

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