Comme nous l’annoncions en décembre 2007, nous ne nous résignons pas à la mise en œuvre de la loi LRU, dite loi Pécresse, et nous nous désignons désormais comme Personnels Obstinément Opposés à la Loi Pécresse : POOLP.

 Certes, cette loi s’inscrit dans la continuité de réformes entreprises depuis plusieurs années, amorcées par le "processus de Bologne".  Non seulement elle renforce leurs effets, mais elle s’attaque en outre à la "gouvernance" des universités.

 Certes, cette loi a déjà été votée. Nous savons tous dans quelles conditions.

 Certes, cette loi n’est que l’une des facettes multiples par lesquelles des institutions, des organismes, des réglementations, des principes… qui constituaient la base d’une société moins inégalitaire et plus ouverte que d’autres sont bouleversés et même, pour certains, anéantis : le démantèlement du Code du travail ou le sort imposé aux immigrés en sont des exemples parmi d’autres, aux conséquences humaines parfois plus dramatiques que la réforme des universités.

Cependant nous voyons deux bonnes raisons de concentrer nos efforts contre la loi Pécresse : 
► certains des changements qu’elle institue mettent à mal la production et la diffusion du savoir : elle les soumet à des logiques strictement entrepreneuriales, et réduit la finalité de l’enseignement à "l’employabilité" des étudiants. Les contenus annoncés dans le récent "plan Licence" le montrent bien. Or les conséquences de ces logiques, plus sûrement destructrices encore pour des universités de Lettres et Sciences humaines telles que la nôtre, débordent évidemment le cadre de la seule Université : elles concernent l’ensemble de la société.
► enseignants, chercheurs, enseignants-chercheurs, personnels de bibliothèque, administratifs, techniques, nous avons l'université pour lieu de travail, et nous la connaissons.
Faut-il rappeler aussi que la loi Pécresse prévoit de bouleverser nos statuts, nos tâches, nos missions, de nous mettre en concurrence les uns avec (contre) les autres comme nous ne l’avons jamais été ?

C’est pourquoi nous devons ensemble tenter d’empêcher un processus aux conséquences irrémédiables, et donc poursuivre et développer le partage des informations et des réflexions, débattre le plus largement possible, proposer et mettre en œuvre collectivement de nouvelles modalités de lutte. 

Pour cela nous avons créé ce site web…