Appels, pétitions, motions d'instances ou de comités de mobilisation universitaires

 

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12/09/2015

Pour l'accueil des réfugiés dans les universités

Tribune parue dans Libération, 12 septembre 2015,
cosignée par Valérie Robert, études germaniques, Sorbonne nouvelle - Paris III, Stéphanie Hennette-Vauchez, droit public, Paris Ouest-Nanterre La Défense, Serge Slama, droit public, Paris Ouest-Nanterre La Défense, Mathieu Brunet, lettres modernes, Aix-Marseille université, Pierre Brunet, droit public, Paris I-Panthéon-Sorbonne, Marie-Laure Basilien-Gainche, droit public, Lyon III, IUF.

Il y a urgence : les universités doivent accueillir et former, comme c’est leur mission, les demandeurs d’asile et réfugiés. Voilà pour commencer quelques actions concrètes à mettre en place.

La vague de solidarité face à la crise migratoire serait, donc, finalement arrivée en France – sans pour autant que son ampleur rejoigne celle de nos voisins allemands. Mais la réponse institutionnelle reste, elle, assez floue et timorée. Nous souhaitons appeler ici les universités à prendre part à la mobilisation ; il nous paraît urgent et important de se pencher sur ce qu’elles peuvent faire concrètement, en tant qu’institutions, pour accueillir et former, comme c’est leur mission, les demandeurs d’asile et réfugiés, quel que soit leur pays d’origine.

Les universités allemandes ont d’ores et déjà mis en place des dispositifs qui tiennent compte de la situation et des besoins spécifiques des étudiants réfugiés. Au contraire, les premières propositions faites la par la Conférence des présidents d’université sont trop limitées puisqu’elles se contentent de reprendre des dispositifs qui existent déjà : les demandeurs d’asile ont en effet déjà le droit de s’inscrire dans les universités sans procédures préalables et de demander l’exonération des frais d’inscription. Les présidents d’université devraient faire pression sur un autre point : que les demandeurs d’asile puissent, comme tout étudiant étranger, pouvoir travailler pour subvenir à leurs besoins. Or la loi française ne donne pas ce droit – y compris après neuf mois de procédure devant l’Ofpra, et en violation du droit de l’Union européenne.

Mais quid d’un vrai projet d’accueil qui prendrait au sérieux la dimension pédagogique ? Celle-ci est essentielle pour permettre à des personnes traumatisées, sans ressources, sans contacts et souvent sans connaissance suffisante du français, d’étudier dans de bonnes conditions, dans la perspective de trouver des débouchés professionnels en France et de s’intégrer dans notre société. Au-delà, il s’agit d’affirmer le savoir et le partage des connaissances comme des valeurs universelles ; il s’agit de faire de l’université un acteur social de premier rang face à une crise migratoire sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale.

Pour ce faire, il faut limiter au maximum la bureaucratie et faire preuve de souplesse dans les démarches administratives, notamment dans la validation des acquis...

Lire la suite sur le site de Libération.

03/04/2015

Université Jean Jaurès-campus Mirail : Appel à réunion pour le soutien de Gaétan, vendredi 3 avril à 12h30 salle 226

"Honte et scandale : 2 mois de prison fermes pour Gaétan, étudiant en histoire de l'art à l'UT2J, pour avoir manifesté en novembre

C'est avec stupéfaction et colère que nous avons appris le verdict du jugement en appel, tombé hier, de Gaétan, étudiant en histoire de l'art dans notre université. Arrêté en marge de la manifestation du 8 novembre, puis inculpé et finalement condamné à 2 mois de prison avec sursis et 1100 euros d'amende en décembre, c'est maintenant à 4 mois avec sursis, 1100 euros d'amende, et 2 mois de prison ferme qu'il est condamné.
(...)
Les organisations signataires condamnent ce jugement scandaleux et appellent la communauté universitaire, l'ensemble des organisations des
personnels et des étudiantes, et toutes les forces démocratiques à se réunir de façon unitaire dans les meilleurs délais en défense de Gaétan, et à travers lui, de celles et ceux qui ont subi le même sort.
Dans l'immédiat nous proposons une réunion unitaire sur l'UT2J aujourd'hui vendredi à 12h30 en salle 226 du bâtiment 18, face à l'Arche."

Commuiqué intersyndical (SUD CGT FSU)

Jeudi 9 avril: une JDM de plus, ou le début de quelque chose?

Les appels à la "grève" et "mobilisation" pour la journée du 9 avril se multiplient. Les agitations des syndicalistes donnent à penser qu'il s"agira d'une JDM (Journée De Marche ou Journée de Mobilisation, ou encore Journée De M...., c'est selon) comme les autres.

A l'université du Mirail (Toulouse 2, pour ceux qui ont la mémoire courte), une intersyndicale (l'habituelle) convoque une AG, mardi 7 avril à 12h30 (Amphi 9), "pour discuter de nos revendications et réfléchir à la suite".  

Mais pour certains cela irait plus loin:

9 avril grèves et manifestation, contre Macron et son monde

Devant l’empilement sans fin des attaques contre nos conditions de vies, nos conditions de travail, nos salaires directs et différés. Devant l’accumulation du mépris politique et de l’incompétence qui ouvre la voix au front national. Devant la continuité de la guerre de classes menée par une bourgeoisie toujours plus arrogantes Devant une catastrophe qui s’étend sans fin...
Saisissons-nous de l’opportunité de resserrer des liens, de partager nos grandes et petites colères, dans la rue et dans les boîtes, en grève pour commencer.
[Compilation d’appels à la grève et à la manifestation sur IAATA]

Un Mouvement inter luttes indépendant (Mili) appelle à la mobilisation lors de la grève générale du 9 avril contre la loi Macron et au blocage des facs, lycées et routes:

Nous, membres du Mouvement Inter Luttes Indépendant, avons rédigé un tract appelant la jeunesse à se mobiliser aux côtés des travailleurs le 9 avril, contre la loi Macron. Nous appelons à organiser des comités de mobilisation - ou pas - pour bloquer nos facs, nos lycées, les routes et à converger sur la place de la Nation pour 11h.

Le 10 décembre 2014, Emmanuel Macron, ministre de l’économie a proposé au conseil des ministres le projet de loi pour la croissance et l’activité : la loi macron. Le texte comportant 106 articles est une preuve de plus que le parti socialiste n’est qu’un rouage dans la machine capitaliste et libérale. Semblant s’inspirer de la devise de Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus. » le gouvernement a mis en vigueur une loi permettant d’accroitre les heures de travail, tout en exploitant toujours plus les salarié-e-s. Ainsi, le patronat voit ses droits augmenter, tout en détruisant les faibles acquis sociaux encore existant.
[Lire la suite sur Paris-Luttes.info

08/03/2015

Contre l'interdiction du voile à l'université

Lettre ouverte à la Secrétaire d'Etat aux droits des femmes

Madame la Secrétaire d’Etat déléguée aux droits des femmes,

Nous appartenons à la communauté universitaire et sommes toutEs en charge d’une mission de service public qui, au-delà de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche, participe à construire un espace démocratique qui au jour le jour s’invente comme un espace de dialogues, de débats ; un espace traversé d’antagonismes (y compris avec nos présidences et conseils d’administration), mais aussi de solidarités, un espace ouvert sur le monde dont nous héritons en commun, une agora qui se recrée à chaque heure dans nos amphis, dans nos « cafèts », sur nos parvis ou les murs de nos campus, et ce, malgré les conditions matérielles déplorables qui sont celles de nos institutions. S’il y a bien un lieu dans notre République, où la liberté de pensée et d’expression, ou plutôt, le droit de cité se vit ici et maintenant, c’est encore au sein des universités – et même les tentatives qui ont visé à mettre à mal cette liberté autogérée (en envoyant ces dernières années les forces de l’ordre traditionnellement interdites dans nos espaces en cas de conflit, de contestation ou d’occupation), ne sont pas parvenues à nous désespérer de penser la complexité du monde social et les enjeux du vivre en commun, comme à en expérimenter les conditions possibles.
Or, vous ne pouvez ignorer que depuis plus de dix ans le voile, sur lequel vous vous exprimiez encore récemment, est une question qui n’a fait qu’instrumentaliser à moindres frais les droits des femmes au profit de politiques racistes, aux relents paternalistes et colonialistes – définissant pour les femmes de bonnes manières de se libérer, blanchissant une partie des associations féministes en les dédouanant de s’engager contre le racisme y compris dans leurs propres rangs et, inversement, en permettant à des associations dites « communautaires » d’assimiler le féminisme au bras armé de vos politiques islamophobes. La classe politique et votre parti, en exposant aux discriminations les plus brutales des femmes portant le voile (lynchages de jeunes filles, de femmes enceintes et de mères, discriminations à l’embauche, exclusions des écoles publiques, etc.), a fait le lit des nationalismes et doit être tenu pour responsable d’une situation de tension sociale sans précédent.
 
Vous avez déclaré, en tant que secrétaire d’Etat aux droits des femmes, être « contre le voile à l’université ». Indépendamment de l’inactualité nauséabonde d’une telle prise de position, comment pouvez-vous, « au nom des droits des femmes », vous exprimer contre la liberté et l’égalité entre toutes les femmes ? Comment pouvez-vous considérer qu’il serait pertinent dans ce cadre d’exposer une partie des étudiantes aux rappels à l’ordre des instances dirigeantes des universités ou de quelques mandarins en mal de « mission civilisatrice », pourvus d’un droit discrétionnaire à exclure et à réglementer un droit de cité inaliénable et non négociable?

Lire la suite...

02/03/2015

Appel à la grève le jeudi 5 mars 2014 + AG des personnels précaires du Mirail

SUD Education lance un appel à la grève le jeudi 5 mars 2015 dans l’ESR pour défendre les conditions de travail et d’études.

Le désengagement de l'Etat du service public d'enseignement supérieur et de recherche a des conséquences directes et dramatiques sur nos conditions d'études et de travail.
Dans les établissements, ce sont des millions d'euros qui manquent pour pouvoir fonctionner correctement. Ponctionner les fonds de roulement ne peut en aucun cas être une solution. Partout, les personnels se précarisent, des postes sont gelés voire supprimés, et les formations rabotées. Cette situation n'est plus tenable. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et mettre un terme à l'austérité qui asphyxie les établissements, universités comme organismes de recherche, afin d'assurer des conditions de travail et d'études décentes.
Dans plusieurs établissements, les personnels et les étudiants se mobilisent. À Paris Sud, ils luttent pour sauver leurs formations – avec le maintien du recrutement d’ATER- et leur budget. À Paris 13, personnels et étudiants agissent contre des suppressions de postes et à Paris 8 pour les salaires et les conditions de travail. À Lyon 2, tous s’élèvent pour défendre les conditions de travail des vacataires et par là même la qualité de la formation des étudiants.
Les organismes de recherche sont soumis aux injonctions du ministère. Au CNRS, les organisations syndicales s’élèvent contre le futur contrat d’objectifs qui sera présenté au Conseil d’Administration du 26 mars. A l’IRSTEA, les personnels poursuivent, à l’appel de l’intersyndicale, une grève de la saisie de leurs indicateurs d’activités pour exiger de l’Etat qu’il remplisse ses obligations de financement des charges structurelles.
Les organisations syndicales signataires appellent les étudiants et les personnels à se rassembler, débattre et se mobiliser le jeudi 5 mars, sur l’ensemble du territoire national, pour défendre leurs conditions d'études et de travail.
En région parisienne, les organisations syndicales invitent les personnels et les étudiants de tous les établissements d’Ile de France à participer au rassemblement décidé par l'AG de Paris Sud devant le ministère de l'ESR rue Descartes à 14h le jeudi 5 mars 2015.

Les organisations syndicales signataires revendiquent :
- un accès libre et gratuit à l'enseignement supérieur public ;
- un plan pluriannuel ambitieux de création d'emplois de titulaires d’enseignants-chercheurs et enseignants, de chercheurs, d’ingénieurs, administratifs et techniciens pour résorber la précarité et répondre aux besoins en matière d'enseignement supérieur et de recherche ;
- une augmentation significative du financement de base de l'Etat pour les formations, les

Organisations signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP) – CGT (SNTRS, FERC Sup) – CFDT (Fédération des SGEN CFDT – SGEN Recherche CFDT) – SNPTES – UNSA (Sup’ Recherche, A&I, ITRF.B.i.O) – Solidaires (Sud Recherche EPST – Sud Education – Etudiants) – UNEF

Dans le cadre de cet appel à la grève, le collectif des précaires de l'Université du Mirail-Jean jaurès propose une assemblée générale jeudi à 12h30, à l'amphi 9.

22/11/2014

Appel à réunion nationale des collectifs de précaires de l’enseignement supérieur et la recherche (6-7 décembre 2014)

Lu sur Sauvons L'Université, 14 novembre 2014

Appel à réunion nationale des collectifs de précaires de l’enseignement supérieur et la recherche - Week-end des 6 et 7 décembre 2014.

Dans l’ensemble des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche (universités, écoles,laboratoires, etc), la précarisation des étudiant·e·s, doctorant·e·s et personnel·le·s administratifs et de recherche ne cesse de croître.

Dans un contexte de réduction drastique des financements des services publics, et de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) en particulier (amputation de 20% pour les dotations de 2014), on assiste à une destruction planifiée des services publics et donc de nos conditions d’études et de travail, à un accroissement du nombre de non-renouvellement des postes de titulaires, et à une banalisation du recours aux contrats courts non-renouvelés pour des postes pourtant essentiels aux missions d’enseignement et de recherche, transformant ainsi progressivement la précarité en norme d’emploi dans l’ESR.

Tout cela débouche sur une dégradation des services publics dans lesquels nous travaillons, au détriment des salarié·e·s techniques, administratifs et de recherche, dont les conditions de travail se détériorent à grand pas, mais aussi des étudiant·e·s et jeunes chercheurs/euses, qui font face à des structures de moins en moins capables de répondre à leurs besoins, ainsi qu’à un manque criant de perspectives d’emploi dans l’ESR.

Nos conditions d’étude et de travail se précarisent, avec tous les effets délétères qui l’accompagnent : accroissement des inégalités sociales et économiques entre étudiant·e·s, financement des études et de la recherche en recourant à des petits boulots précaires ou allocation chômage, injonctions au travail gratuit et "volontaire", augmentation de la charge de travail, renforcement du pouvoir des hiérarchies, absence de perspectives professionnelles, banalisation du stress dans nos vies, sentiment de perte de sens de notre travail, etc.

Cette situation est dramatique et ne peut continuer. Or elle ne peut être résolue durablement au seul niveau local, parce que ses racines sont plus profondes (baisse généralisée des budgets des services publics, politiques nationales de transformation progressive des universités en entreprises privées), mais aussi parce qu’à l’échelle locale nos forces sont plus limitées.

Notre dispersion actuelle est une entrave à nos réussites. Elle nous empêche de construire un véritable rapport de force face au gouvernement et de visibiliser nos luttes et nos revendications. Cela débouche parfois sur de la frustration, l’impression de ne pas avoir de prise sur nos conditions de travail. Il est grand temps d’y remédier.

Face à la précarité, la solidarité est notre seule arme.

Pour retrouver notre dignité et garantir un service public de l’ESR, nous appelons donc l’ensemble des regroupements de précaires (collectifs, associations, syndicats locaux, etc) existant dans les diverses structures d’enseignement supérieur et de recherche de France à participer à une réunion nationale le week-end des 6 et 7 décembre sur Paris, afin de :
- discuter des modalités d’échanges et de mise en commun de nos situations et revendications locales face à la précarité dans l’ESR,
- envisager les possibilités de coordination de nos activités à une échelle nationale, tout en respectant évidemment la diversité de nos situations locales.
Le lieu exact de la réunion sera annoncé prochainement.

N’oubliez-pas de prévenir de votre présence en écrivant à l’adresse suivante : victorine.triolet@gmail.com

NB : les collectifs parisiens prendront en charge le logement des membres des collectifs de province assistant à la réunion. Nous appelons par ailleurs les collectifs parisiens à organiser des collectes d’argent afin de partager les coûts de transport avec ceux de province.

Note Poolp : pour une une jonction le 6 décembre avec les précaires et intermittents qui ont occupé l'OCDE ce jour (voir ici) ?

01/11/2014

Un refus collectif. Appel des chercheuses et des chercheurs impliqué(e)s dans la production de savoir sur les migrations

À l’initiative de chercheuses et de chercheurs, un appel à refuser d’être les relais et les complices des politiques migratoires actuelles par une production biaisée de savoirs et de discours. Parti du milieu universitaire, ce texte ouvre un débat beaucoup plus large sur les représentations que nous produisons ou véhiculons, nous invitant à nous interroger, à débattre, à refuser et à agir.

Un refus collectif. Appel des chercheuses et des chercheurs impliqué(e)s dans la production de savoir sur les migrations

Jour après jour, nous recevons les bulletins d’information de cette étrange guerre qui se déroule en Méditerranée – combien de migrants ont été sauvés, combien sont morts depuis le début de Mare Nostrum, l’opération « militaire et humanitaire » déployée en Méditerranée par l’Etat italien en réponse au naufrage du 3 octobre 2013, quand l’île de Lampedusa a été littéralement submergée par les corps sans vie d’innombrables femmes, hommes et d’enfants. La statistique des morts : c’est sur cette base qu’on nous demande aujourd’hui de juger les politiques italiennes et européennes, qui sont mises en œuvre en notre nom.
Mais des choix et les décisions qui ont présidé à ces politiques, rien n’est dit.
Le choix de ne laisser d’autre solution que ces routes périlleuses à tous ceux qui, partout dans le monde, fuient les conflits ou les dictatures de leurs pays d’origine, qui sont chassés par la crise économique mondiale, ou qui sont mus par le simple désir de voyager ;
Le choix de ne voir en eux que des « sujets à sauver » en mer, et donc d’en faire des « naufragés » auxquels seuls des bateaux militaires peuvent apporter le salut d’une survie « humanitaire » ;
La décision de continuer, y compris sur le théâtre des nombreuses guerres actuelles – dont nombre sont, directement ou indirectement, européennes – à gérer à distance les frontières de l’Europe par le filtre des visas d’entrée, tamis qui interdit de voyager en empruntant un moyen de transport normal, et oblige au contraire à entreprendre des voyages semés d’obstacles et de dangers ;
Le choix de ce mécanisme de filtrage, qui est à la base de l’exploitation du travail des migrants et de leur ghettoïsation en les transformant en « clandestins » ;
La décision de maintenir en vigueur le Règlement Dublin qui, dans la plupart des cas, impose que la demande d’asile soit examinée par les autorités du premier pays par lequel le demandeur a pénétré sur le territoire de l’UE, renvoyant ainsi les migrants d’une frontière à l’autre, ou ne les laissant passer que de manière aléatoire au gré des accords officieux entre pays ayant une frontière commune ; cela a été le cas, pendant des mois, pour les réfugiés syriens et érythréens, tout au long de leur voyage vers l’Europe du Nord depuis la gare de Milan.

Bien sûr, du point de vue du droit international, il est légal que l’Italie et l’Union européenne décident de gérer ainsi tant leurs propres frontières que les migrants qui s’y présentent. Tout comme il est légal de déployer une force navale militaire en Méditerranée, dotée des moyens de contrôle technologique les plus sophistiqués – les mêmes que ceux qui sont utilisés sur les fronts de guerre –, pour sauver ceux et celles auxquels on impose de voyager comme des « naufragés ».
Pour l’Union européenne, c‘est en toute légitimité l’opération Triton qui, à partir du mois de novembre, remplacera « Mare Nostrum » – son objectif ne sera plus de sauver, mais uniquement de contrôler. Tout aussi légitimes sont les opérations telles que « Mos Maiorum », qui se réclame des mœurs de nos ancêtres pour déployer dans chaque Etat de l’UE une chasse aux hommes, aux femmes et aux enfants en situation « irrégulière », au prétexte de repérer et démanteler les réseaux qui organisent les voyages « illégaux ». Des réseaux qui sont la conséquence directe de la décision politique de maintenir le système des visas d’entrée.
Il est ainsi prouvé comment, en toute cohérence et en changeant les objectifs, on passe d’une opération « militaire et humanitaire » à une opération exclusivement militaire et policière.
Ces dernières années, l’externalisation des frontières de l’UE a produit toute une nouvelle déclinaison de logiques coloniales, qui a contribué à créer une mobilité « choisie » et différenciée en fonction des exigences du capital et des États. Il s’agit là de réels choix politiques, même s’ils se dissimulent derrière des projets d’« accueil externalisé » ou d’« action humanitaire à distance » pour les personnes qui fuient les nombreux théâtres de guerre.

Nous, chercheuses et chercheurs, impliqué.e.s d’une manière ou d’une autre dans la production de savoirs sur les phénomènes migratoires, refusons d’être complices de ces politiques et de leurs conséquences, que nous constatons chaque jour. Pour des millions de personnes, il n’existe désormais plus aucun espace de vie si ce n’est celui, naufragé, des eaux de la mer, des couloirs de renvoi sans fin d’un Etat européen à un autre, des grillages et des barbelés de Ceuta et Melilla, des hangars libyens où sont parqués les migrants qui attendent de tenter le « passage ».
Pour affirmer notre refus collectif, nous nous engageons à diffuser ce texte en le lisant au début de nos cours, dans les réunions des organes universitaires auxquels nous participons, dans les colloques où nous intervenons.
Mais nous ne voulons pas simplement nous limiter à un appel. Nous demandons donc à tous nos collègues, à nos étudiants et à nos étudiantes, d’y adhérer et de le diffuser. Partout : à l’école et à l’université, dans tous les lieux où l’on étudie et ou l’on travaille, dans les assemblées, dans les séminaires, dans les réunions.
Enfin, nous voulons que le texte circule également ailleurs, dans les autres pays de l’Ue et ailleurs : partout où l’on produit aujourd’hui du discours sur les migrations – tout particulièrement dans les universités et les lieux de recherche, puisque c’est là, aujourd’hui, que sont produits des savoirs trop souvent complices des mécanismes d’enfermement des vivants et des politiques de gouvernement de la mobilité humaine.

Premiers signataires: Roberto Beneduce, Giulia Borri, Paolo Cuttitta, Elena Fontanari, Filippo Furri, Glenda Garelli, Margherita Grazioli, Chiara Marchetti, Miguel Angel Mellino, Sandro Mezzadra, Irene Peano, Mimmo Perrotta, Lorenzo Pezzani, Barbara Pinelli, Cecilia Rubiolo, Devi Sacchetto, Alessandra Sciurba, Federica Sossi, Martina Tazzioli.


à signer, à diffuser / to sign, to share / per firmare e trasmettere

in italiano Un rifiuto collettivo. Appello delle ricercatrici e dei ricercatori coinvolte/i nella produzione di sapere sulle migrazioni
http://www.change.org/p/european-union-european-member-states-un-rifiuto-collettivo-appello-delle-ricercatrici-e-dei-ricercatori-coinvolte-i-nella-produzione-di-sapere-sulle-migrazioni-2

in english A collective refusal: an appeal by researchers involved in the production of knowledge on migration
https://www.change.org/p/to-all-those-who-want-to-sign-a-collective-refusal-an-appeal-by-researchers-involved-in-the-production-of-knowledge-on-migration?just_created=true

version française https://www.change.org/p/%C3%A0-toutes-et-tous-ceux-qui-veulent-signer-un-refus-collectif-appel-des-chercheuses-et-des-chercheurs-impliqu%C3%A9-e-s-dans-la-production-de-savoir-sur-les-migrations

Source : https://lampedusauneile.wordpress.com/2014/11/01/un-appel-a-linitiative-de-chercheurs-et-de-chercheuses/.

28/10/2014

Vers la constitution d’un collectif de précaires de l’Education Nationale en Haute-Garonne

Premiers pas vers la constitution d’un collectif de précaires de l’Education Nationale en Haute-Garonne, IAATA, 20 octobre 2014.

Texte d’appel du collectif de précaires de l’Education Nationale en construction.
Pour nous contacter : collectifprecaire.en31@gmail.com

L’Education Nationale se gave de précaires
Qu’on soit employé-e-s sous des contrats d’AED, CUI/CAE ou encore d’AVS, ces sigles renvoient tous à une même réalité de précarité.
En tant qu’un des plus gros pourvoyeurs de contrats précaires, l’Education Nationale qui nous emploie/exploite a bien compris l’intérêt d’avoir recours à nos petites mains. La logique est simple : nous coûtons moins cher.
Surveillants, personnels techniques ou administratifs,ou même enseignants contractuels, nous n’existons pour le rectorat et Pôle Emploi que comme personnels temporaires et interchangeables.
Dans la plupart des cas à temps partiel, percevant les salaires de merde avec les retards répétés qui vont avec, nous sommes pris, comme les millions de travailleurs précaires d’autres secteurs, dans la spirale de la survie quotidienne. Et bien souvent, faute d’appuis solides, nous la fermons et subissons.
Nous sommes quelques personnes à partager le constat de notre isolement et à chercher des pistes pour en sortir. S’organiser en collectif n’est pas une formule magique qui réglera tous nos problèmes, mais ça a au moins le mérite d’envisager de trouver la force collective qui nous manque.

Nécessité de l’auto-organisation et de l’autodéfense
Etre précaire ça ne s’arrête pas aux murs du bahut qui nous sert de lieu de travail ! ça se répercute dans tous les aspects matériels de notre quotidien, quand il s’agit de se nourrir, de se déplacer, de s’habiller ou encore de se soigner...
Notre volonté de nous regrouper s’accompagne dans un premier temps d’objectifs assez modestes, mais qui nous semblent indispensables :

Maîtriser nos droits : même s’ils sont maigres et souvent méconnus de notre part, on en a ! Le flou profitant toujours aux employeurs, les connaître est une première marche pour nous défendre avec plus de solidité et d’efficacité.

Se regrouper pour s’entraider et se renforcer face à la hiérarchie et au corporatisme
Réussir à nous capter n’est pas une chose simple. Déjà sur nos lieux de travail respectifs, avec les différences de service et d’horaires, il existe un cloisonnement dont s’accommodent parfaitement les supérieurs. Se regrouper est d’autant plus nécessaire que nos situations de précarité sont très souvent ignorées, voire méprisées par la direction mais aussi par nos collègues titulaires.
Nos problèmes quotidiens au boulot, nous devons parvenir à ne pas les affronter seul-e-s et à remettre sur pied la solidarité de classe qui nous fait défaut.

Nous structurer à la base, car il s’agit de constituer un collectif à même de répondre par la lutte à nos conditions de travail, et de vie, précaires ; arrêter de nous faire marcher dessus ; faire ensemble les grèves ; profiter de ces moments-là pour intervenir collectivement et construire ensemble nos luttes.

Des précaires de l’Education Nationale

09/06/2014

Enseignement Supérieur et Recherche : Appel à rassemblement le 18 juin

Contre la restructuration de l’enseignement supérieur et de la recherche

vendredi 6 juin 2014

Après la mise en œuvre de la loi LRU-Pécresse, un grand nombre d’établissements ont été placés dans une situation financière catastrophique (mise sous tutelle du recteur, déficits répétés, suppressions et gels de postes, non-reconductions de postes de contractuels, etc.). Dans la continuité politique du gouvernement précédent et de la course à l’« excellence », le ministère actuel pousse à la fusion des universités. Dans cet objectif, la loi LRU-Fioraso du 22 juillet 2013 impose le regroupement régional des établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche, principalement sous la forme de Communautés d’universités et d’établissements (ComUE), éventuellement sous le régime de l’association.

Ce double mouvement de fusions et de regroupements régionaux a des conséquences néfastes dont les personnels des universités fusionnées (Bordeaux, Aix-Marseille, Lorraine, par exemple) font d’ores et déjà les frais : mobilités forcées, obligation de candidater sur son propre poste, remise en cause des acquis en matière d’horaires et de congés, nivellement des primes par le bas, etc.

Les regroupements supposent des réorganisations, des mutualisations de services, des réductions d’effectifs, ainsi que l’externalisation de services entiers, entraînant fatalement une dégradation accrue des conditions de travail (stress, burn out...). Les établissements regroupés deviennent des entités à échelle inhumaine où les instances de décision s’éloignent des personnels. La démocratie universitaire déjà largement mise à mal par la loi LRU-Pécresse en sera d’autant plus menacée. L’objectif est d’amoindrir systématiquement la représentation des personnels au nom d’une « gouvernance » resserrée.

Les regroupements, ComUE et Associations, et à fortiori les fusions, ont tous pour objectif de « coordonner l’offre de formation » de tous les membres, c’est-à-dire de la réduire. Avec la réduction drastique du nombre d’intitulés de licence et de master, le ministère a mis en place le système qui va permettre de faire la chasse aux « doublons » artificiellement créés par les regroupements forcés.

Ce processus de territorialisation de l’enseignement supérieur et de la recherche ne peut que déboucher à terme sur :

  • la régionalisation des diplômes, détruisant leur caractère national et remettant ainsi en cause les garanties collectives nationales des salariés,
  • l’absorption des organismes de recherche qui accélérera leur démantèlement.

Dans ce contexte, la recherche régionalisée est asservie aux intérêts privés locaux et encadrée par la « spécialisation intelligente » régionale imposée par l’Union européenne.

Au-delà des résistances qui se manifestent ponctuellement dans les services et les établissements, une riposte d’ensemble est nécessaire. La FERC Sup CGT entend tout mettre en œuvre pour porter et faire entendre les revendications des personnels : maintien de toutes les garanties statutaires des agents fonctionnaires de l’État et retour à une gestion nationale des carrières, ré-étatisation de la masse salariale, revalorisation des salaires et des déroulements de carrières, arrêt immédiat du gel du point d’indice, rattrapage de la perte du pouvoir d’achat (8%), arrêt des gels et suppressions de postes, création de tous les postes nécessaires à la titularisation des agents non titulaires et au bon fonctionnement des services.

NON aux fusions et regroupements régionaux !
Maintien des diplômes nationaux (Licence, Master et Doctorat) dans les universités
ABROGATION DES LOIS LRU-PÉCRESSE ET LRU-FIORASO

La FERC Sup CGT prendra ses responsabilités et portera ces revendications au ministère.
Elle appelle tous les personnels à se rassembler le 18 juin devant le Ministère de l’Éducation nationale et de l’ESR et à organiser des délégations dans les académies


Source : http://www.ferc-sup.cgt.fr/site/spip.php?article2605

03/06/2014

"Nous sommes l'université et la recherche", AG le 10 juin

Reçu ce 3 juin :

Depuis son lancement, l'enquête-adunation sur ce que nous voulons pour l'enseignement et la recherche a recueilli plus de 5000 clicks. Il faut continuer et proposer aussi de nouveaux items : http://groupedu4avril.wordpress.com/sondage/
Tout cela débouchera le 10 juin, au cours d'une Assemblée générale, à Paris. Mais aussi dans beaucoup d'universités (ça s'organise...).

Le programme en sera le suivant :

De 10h à 17h à la Sorbonne (salle G606, puis à partir de 14h amphi Lefebvre) - De 17h30 à 19h30 à l'Assemblée nationale (Salle Colbert)

Repenser l'autonomie : quelles propositions pour juillet 2014 ?" - L'autonomie des formations ? L' autonomie, est-ce plus de libertés ? Avons nous les moyens de notre autonomie? Quel modèle de l'autonomie importe t-on ? L'autonomie, entre déconcentration et centralisation. Avons nous le choix de notre autonomie ?

Matinée (10h-13h)  Sorbonne
10h15 - Accueil
10h30 - L'autonomie des formations et de la recherche ?
Avec: Marie-Albane de Suremain (Paris-Est Créteil), Cyril Triolaire (Clermont Ferrand, Université Blaise Pascal), Collectif "Réenchanter l'université par la culture", Sabrina Melenotte (Poitiers & Collectif "Lettre des (jeunes) enseignant-e-s et/ou chercheur-e-s précaires"), Laure Delair (Vice-présidente de l'Unef), Emmanuel Wallon (Nanterre), Alain Trautmann (Inserm), Sophie Duchesne (CNRS/ISP).
- Rapporteur : Frédéric Sawicki (Université Paris 1).

11h30 - AG Prenons la Parole !  (Salle G606)
"Quelles situations locales, quels témoignages..."
- Rapporteur : Régis Schlagdenhauffen (Cnam).

Après-midi - (14h-17h) Sorbonne
14h -  Avons nous les moyens de notre autonomie ?
Avec: Alain Prochiantz (Collège de France), Isabelle Berrebi-Hoffmann (Cnrs), Pierre-Andre Juven (Université d'Auvergne), Jeremy Sinigaglia (Strasbourg), Jean-Louis Fournel (Saint-Denis).
- Rapporteur Olivier Giraud (Cnrs).
15h30 - 12.000 signataires et après? Quelles propositions?
- Modération: Pascale Laborier (Nanterre) et Jean-Philippe Heurtin (Strasbourg).

Après-midi - (17h-21h) Assemblée nationale
17h - L'autonomie, est-ce plus de libertés ?
Avec: Marie-Laure Basilien-Gainche (Lyon 3), Serge Slama (Evry),  Pierre Brunet  (Paris 10), Olivier Beaud  (Paris 2),  Christian Topalov (Ehess).
- Rapporteur: Renaud Baumert (Lille 2).
18h30 - L'autonomie, à l'épreuve des territoires
Avec:  Bastien François (Paris 1) &  Sandrine Rousseau (Villeneuve d'Ascq), Pierre Mathiot (Sciences Po Lille) :  "Quand la solution a perdu son problème en cours de route"
19h30 - Conclusion : Avons nous le choix de notre autonomie ?
 
- Bilan par les rapporteurs de la journée et présentation des propositions

28/03/2014

Le 2 avril toutes et tous devant le Rectorat !

Le 2 Avril prochain, Le collectif Citoyen Handicap devant le constat accablant que des centaines de milliers d'enfants atteint de handicap en France ne sont pas scolarisés, lance un appel à mobilisation nationale par une occupation Pacifique de tous les Rectorats de France.

Cette mobilisation Historique réunira sous une même revendication " Ecole Pour Tous ", des Milliers de Parents d'enfants atteint de handicap, des centaines d'associations, les collectifs d'auxiliaire de vie scolaire de toute la France, les 4 Syndicats Lycéens FIDL, SGL, UNL et MILI ainsi que la CGT Education et Sud Education

Nous vous donnons donc rendez vous le 2 Avril 2014 à 9 Heures devant les rectorats de Aix en Provence, Amiens, Besançon, Bordeaux, Caen, Clermont Ferrand, Créteil, Dijon, Grenoble, Lille, Limoges, Lyon, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Orléans, Poitiers, Rennes, Strasbourg, Reims, Rouen, Toulouse, Versailles Ainsi que sur l'ile de la Réunion et Martinique.

Tous ensemble, Nous exigerons la scolarisation dans de bonnes conditions des enfants atteint de handicap, la fin du statut précaire des auxiliaire de vie scolaire, l'accès a de vrais formations pour les enseignants, simplement la fin de la ségrégation pratiquée sur ces enfants.

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Le Collectif AVS 31 en colère appelle tous les AVS [auxiliaires de vie scolaire] à un PIQUE-NIQUE à 12h30 devant le rectorat (Place Saint Jacques) ainsi que les parents, professeurs, enfants afin de se mobiliser dans la bonne humeur!

20/05/2013

L'Université de Perpignan refuse son annexion par Montpellier

L'Université de Perpignan refuse son annexion par Montpellier, La Clau, 19 mai 2013

La loi sur l'Enseignement Supérieur et la Recherche, à soumettre le 28 mai à l'Assemblée nationale, constitue une menace au bon fonctionnement de l'Université de Perpignan et au choix de ses bonnes destinées, selon le Congrès de l'établissement. Cette instance, réunie le 15 mai, a rédigé une motion dans laquelle elle défend la valeur historique de l'établissement et son "attractivité internationale".
Alors que son autonomie, dans le sens de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) a fait son chemin, l'Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) affronte le projet de loi sur l'Enseignement Supérieur et la Recherche qui prévoit la "coopération et les regroupements d'universités". Ce texte, présenté au Conseil des ministres le 20 mars 2013 avant son vote à l'Assemblée nationale le 28 mai, met en avant les notions de "décloisonnement" des campus et vise une "nouvelle ambition pour la recherche", mais son article 38 déplaît aux instances dirigeantes de l'UPVD. Le 15 mai, les 90 élus des trois conseils centraux, constituant le Congrès de l'établissement, ont voté une motion dans laquelle ils redoutent une "fusion" avec les autres campus de la région Languedoc-Roussillon, qu'il pressentent être un "rattachement à un seul établissement". Cette satellisation directe à Montpellier, qui induirait une réduction de moyens et d'initiatives, serait effective dès la rentrée 2013.
(...) la suite de l'article sur le site La Clau.net

> lire la motion de l'UPVD.

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